littérature

Samedi 12 avril 2008
 Fini de lire le : Vendredi 11 avril
Auteur : Orson Scott Card
Bien qu'étant la suite de ma précédente chroniques littéraire (personnages et points de vue), l'ordre de publication français de ces deux livres a pourtant été inversé. Les mystères de l'édition...
Avec un titre aussi ponpeux, il y a de quoi avoir peur. D'autant plus quand un tiers du livre est occupé par un chapitre apellé "La création de mondes", qui tiens plus du catalogue que d'autre chose. Chapitre qui, en plus, traite bien plus de problématiques de science-fiction que de fantasy.
Le reste de l'ouvrage, toutefois, est intéressant. Le premier chapitre, sur les frontières des genre éditoriaux, communautaires et davantage informatif.
Le second tient donc du catalogue et à moins d'y avoir vraiment un intéret pourra être passé.
Le troisième chapitre traite de la construction du récit et fait un lien très utile avec le livre précédent, invitant à se poser des questions sur la façon de présenter l'histoire, une fois celle-ci dévellopée au brouillon.
Le quatrième chapitre, un des plus importants avec le précédent est un peu court, traite de l'écriture en elle-même : l'exposition (la façon de révéler les informations au lecteur) et le langage (soutenu, chatié, etc.)
Enfin, le dernier chapitre traite rapidement des différents types de fictions, ainsi que d'autres informations qui peuvent être utiles aux auteurs (ateliers d'écritures, finance, implications dans la vie quotidienne).
Plus encore que dans tous le livre, le point de vue de l'auteur (qui est ce qu'il est) transparait dans ce dernier chapitre. Ceci dit, dans le chapitres importants (3 et 4), il est beaucoup moins présent, pour notre plus grande joie.
Un complément intéressant du livre personnages et points de vue, avec toutefois un tiers du livre peu intéressant et, de façon général, un discours qui manque un peu de rigueur, se perdant parfoit en confusion. Un lecture toutefois utile pour les futurs auteurs, qui donne un point de vue sur la chose.
Un aperçu de quelques pages -pas forcément les plus représentatives- est disponible sur amazon.fr.
Par Manu
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Jeudi 10 avril 2008
 Fini de lire le : lundi 7 avril 2008
Auteur : Orson Scott Card
Voilà un livre qui sort de mes habitudes de lectures.
Comme son titre l'indique, il traite de la construction des personnages dans les oeuvres de fiction, et pas seulement pour la sf et la fantasy. D'ailleurs, Orson Scott Card a écrit dans de nombreux genres littéraires. Les personnages ne sont d'ailleurs pas seulement ceux que l'on remarques, les "héros" et les "méchants". Il y a tous les autres, moins visibles mais tout aussi importants.
Le second volet concerne les différents points de vues narratifs (première ou troisième personne), plus subtiles qu'ils n'y paraissent.
Dans l'ensemble, le livre est très intéressant car il traite de nombreux détails, à la lumière de l'expérience de son auteur. Expérience qui est parfois trop teintée du point de vue (ha ha) personnel de l'auteurs sur tel ou tel sujet. C'est dommage, mais en prenant un peu de recul, l'ouvrage reste très intéressant.
Concernant la dernière partie, sur les points de vue, elle insiste beaucoup sur les techniques de narration relativement classiques, passant sous silence des choses moins habituelles, comme celles utilisées dans "La horde du Contrevent" d'Alain Damasio, ou "La maison des feuilles" de Mark Danielewski, pour n'en citer que deux.
Ceci dit, c'est excusable dans la mesure ou le livre original date de 1988 et ou son propos se veut généraliste et abordable.
Pour conclure, je dirais que c'est un livre qui peux intéresser les lecteurs curieux (il est clair que je vais dorénavant appréhender mes lectures différement), et des jeunes (ou futurs) auteurs ayant besoin de conseils ou d'un peux de théorie avant de passer à la pratique.
Par Manu
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Vendredi 4 avril 2008
 Fini de lire (trop tôt) le : Mardi 1er avril
Auteur : Stephenie Meyer
Bon, ben voilà. ça ne m'était pas arrivé depuis les tous premiers Harry Potter...
J'ai été littéralement emballé par un livre jeunesse. (à s'en coucher bien trop tard)
Les parents de Bella sont divorcé. Elle décide de quitter la maison de sa mère, à Phoénix, au soleil, pour aller vivre avec son père, à Forks, là ou ça pleut. Elle est persuadée qu'elle va s'y ennuyer... ce qui n'arrivera bien sûr pas. A Forks, elle va renconter Edward Cullen, un mystérieux et beau garçon.
Même si le livre, romantique à souhait, s'adresse clairement à un public féminin, je l'ai quand même apprécié.
L'histoire est raccontée à la première par Bella, l'héroïne, qui se voit comme une fille banale. Ce qui n'est bien évidemment pas le cas, vu son succès auprès des garçons.
Elle a donc tendance à se trouver nulle, moche, insignifiante et maladroite. Bien que le dernier qualificatif soit juste, les autres ne le sont pas forcément.
Stephenie Meyer revisite dans son premier roman un grand classique de la fantasy. Je n'en dirait pas plus pour ne pas gâcher la surprise.
En tant que premier roman il n'est pas parfais, et on pourra reprocher la relative simplicité de l'intrigue ainsi que certaines scènes qui font très 4 fantastiques, ou super-héros.
Néanmoins, pour peu qu'on ai la fibre romantique, on se laisse emporter par l'histoire et on passera un moment fort agréable !
Il parait que les suivants corrigent les maladresses de ce premier tome. Je vous tiendrais au courant !
A noter que l'adaptation de ce premier tome sort au cinéma le 12 décembre.
Par Manu
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Dimanche 30 mars 2008
 Fini de lire le : Mercredi 26 mars
Auteur : Terry Pratchett
Une relecture est toujours l'occasion de faire une critique.
Terry Pratchett étant l'un de mes auteurs préférés, et ayant lu tous ses livres traduits en français, j'en suis maintenant réduit, entre deux nouvelles traduction, à relire des tomes de ses annales du Disque-Monde, déjà lues.
Dans ce tome, c'est avec plaisir que l'on retrouve Samuel Vimaire en héros, commissaire divisionnaire du guet d'Ankh-Morporck, et duc. D'autant plus qu'il va bientôt être père. Il a donc d'autant plus hâte de poursuivre Carcer, un dangereux criminel... Ce qui va malheureusement -via un accident magique- le transporter dans son propre passé, un temps tumultueux et violent. Un temps ou le Patricien de la ville n'était pas aussi bienveillant...
Samuel Vimaire va donc devoir se négocier une nouvelle identité, ratrapper le criminel Carcer... et survivre au milieu d'une révolution qui se prépare ! (Vérité, Justice, Liberté, L'amour au juste prix, et un oeuf dur).
Le recit est mené de main de maître, le vieux Sam Vimaire naviguant avec l'assurance des années (parfois seulement en apparance), dans un monde qu'il a connu bien plus jeune.
C'est avec plaisir qu'on se plonge dans des intrigues politiques sur la direction de la ville, dans des conflits d'intérêts entre police (le guet) et police secrête (les Innomables, craints de toute la ville).
Une révolution aux accents de rébélion sanglante est en marche, et Sam Vimaire ne peux pas laisser des gens mourrir, alors qu'il l'a déjà vécu.
C'est aussi avec joie qu'on retrouve des personnages connus (le moine Lou-Tsé, des assassins alors jeunes, Fred Côlon, Chicard Chique, Raymond Soulier, etc.)
Un très très bon disque-monde, parmis les meilleurs, et qui vous permettra de cocher une nouvelle date à votre agenda : celle du 25 mai !
Note pour le site du vade-mecum : 9/10.
Par Manu
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Samedi 29 mars 2008
 Fini de lire le : Mercredi 19 mars
Auteur : Glen Cook
Auteur de la série "La compagnie noire", des aventures de "Garett, détective privé" (actuellement 4 tomes de traduits) et de Qushmarrah, Glen Cook nous livre ici, une fois de plus, un univers sombre.
Un univers inspiré de l'europe du XIIème-XIIIème sciècle, où trois religions mènent la danse : l'équivalent des trois "grandes" religions. Un petite touche de magie est présente via les instrumentalités de la nuit, omniprésentes dans cet univers, mais qui ne sont jamais des personnages principaux. Tout au plus une source supplémentaires d'enjeux pour les quètes de pouvoirs.
Au fils de conflits politiques et militaires, d'histoires d'espionnages et de religions, d'intrigues plus ou moins élaborées, dans un monde où la quète de pouvoir tient une place centrale, Glen Cook nous décrit un monde complexe.
Comme toujours, il faut faire un effort d'attention au moment d'aborder un nouvel univers de Glen Cook. Car dès les premières pages, il fourmille de personnages et de lieu.
Mais l'enjeu en vaut la chandelle, tant la pression monte au fur et à mesure du livre, pour le plus grand bonheur du lecteur.
Certains regretteront l'absence d'une carte servant de repère, mais même sans carte on suit très bien le périple des différents personnages qui prennent tour à tour la vedette au fil des chapitres.
Des personnges qui sont d'ailleurs très bien campés.
Bref, une très bonne lecture, pour ceux que la complexité apparente du début ne gène pas.
Sans compter la très belle couverture et 4ème de Didier Graffet, ce sont 600 pages d'investissement que je ne regrette pas.
Vivement, donc, le second (et dernier) tome de ce cycle !
Par Manu
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Samedi 8 mars 2008

La_compagnie_des_fees.gif  Fini de lire le : Mardi 26 février
Auteur : Garry Kilworth
J'attendais quelque chose de plus festif, de plus n'imp' pour cette parodie du songe d'une nuit d'été de Shakespeare. Au passage, la traduction plus correcte du titre original aurait du être "Cauchemard d'une nuit d'été" (A midsummer nightmare).
Au final, on passe toutefois un très agréable moment, mais qui manque de ces feux d'étincelles qui font tout le bonheur du genre.
En ce qui concerne les personnages, s'il y en a un que j'ai vraiment bien aimé, et qui n'est malheureusement que peu utilisé, c'est celui de la nourrice. Les elfes sont classiques d'elfes parodiques.
Peut-être qu'on aprécie mieux ce livre en connaissant l'oeuvre auquel il fait référence ?
Un bon petit en-cas, malgré tout.

Par Manu
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Mardi 12 février 2008
Retour_au_meilleur_des_mondes.jpg  Fini de lire le : Mardi 12 février
Auteur : Aldous Huxley
Retour au meilleur des mondes n'est surement pas le premier livre à lire si on s'intéresse à l'anticipation ou si l'on se pose des questions sur la direction que prend ou pourrait prendre notre société. C'est aussi, contrairement à son illustre aîné "Le meilleur des mondes", loin d'être un roman, et plutôt une analyse, une interrogation sur la société occidentale et son devenir.
Le livre est découpé en 12 chapitres traitant de divers sujet, que l'on peux regrouper en deux grandes thème : Problèmes de fond (I à III et XI à XII) et De la Manipulation (IV à X).
Le premier thème aborde les problème de surpopulation, de l'organisation et de ses limites, des soucis de qualité et de quantité (de l'espèce humaine) et des questions morales qui en découlent. Aldous Huxley nous parle aussi de l'instruction, de la liberté et de leurs liens avec les systèmes politiques.
Le seconde thème, quant à lui, aborde les sujets suivants : propagande, persuasion, hypnopédie, lavage de cerveau et "comment convaincre".
Ce second thème, d'abord intéressant quand la propagande est étudiée, devient progressivement trop académique pour capter notre attention lorsque les questions de la persuation (chimique et subconscientes) sont abordées. Et c'est bien dommage car ce sont là des sujets importants, à garder à l'esprit et bien actuels, qu'on le veuille on non.
La première partie qui aborde elle aussi des sujets importants est quant à elle bien plus intéressante et moins indigeste, relevant le niveau général du livre. D'entrée, le sujet de la surpopulation et ses conséquences sur la qualité à venir et la quantité de l'espèce humaine, lié à notre organisation sociale est abordé, et des questions morales importantes soulevées. Les sujets de cette première partie reviennent enfin à la fin du livre sur les questions de la liberté, de l'instruction, de leur nécessité et de leur limites dans nos sociétés oxidentales.
Tous ces sujets sont biens actuels, et c'est au final, ce qui nous fait le plus froid dans le dos. Car, il ne faut pas l'oublier, ce livre a été publié la première fois il y a 50 ans, en 1958 !!!


Pour ceux qui sont intéressés par le sujet, je recommande, avant de lire ce livre, la lecture de :
- 1984, Georges Orwell
- Le meilleur des mondes, Aldous Huxley
- La zone du dehors, Alain Damasio
- La trilogie des Prophéties de Pierre Bordage : L'évangile du serpent, L'ange de l'abîme,
Les chemins de Damas (pour les plus acharnés)

Par Manu
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Mercredi 6 février 2008
undefined  Fini de lire le : Mardi 5 février
Auteur : Pierre Bordage
Les chemins de Damas constitue le troisième et dernier tome de la trilogie des Prophéties dont les deux autres tomes sont : L'évangile du serpent & L'ange de l'abîme. Bien que ces trois tomes constituent un même cycle, ils n'ont pas grand chose en commun, si ce n'est leur univers : celui de notre monde, et plus particulièrement la France, l'Europe et le Moyen-Orient, imaginé d'ici la fin du XXIème siècle. A ceux qui seraient intéressés, je recommanderai juste de lire le troisième tome -dont je vais parler ci-dessous- en dernier, puisqu'il fait quelques références aux tomes précédents. Rien de très extraordinaire, mais c'est toutefois suffisant pour gâcher la chute des deux tomes précédents. Il n'est par contre pas indispensable de lire les deux premiers tomes dans l'ordre. J'ai pour ma part lu l'ange de l'abîme en premier, ne sachant pas qu'il appartenait à une trilogie.
A noter enfin, que les trois tomes de cette trilogie existent à la fois en "belle collection" chez le Diable Vauvert, et à la fois en format poche, chez Folio pour le premier et Le livre de poche pour les suivants.
Tout au long de cette trilogie -qui est à la frontière entre SF, anticipation et romans contemporains-, Bordage nous dépeint notre monde, dans moins d'un siècle, à travers la vie de citoyens européens. Alors que dans l'évangile du serpent (Tome 1), il avait recours à quatre points de vue, symbole des nouveaux évangélistes de Vaï-Ka'i, une sorte de nouveaux Christ, dans les deux tomes suivants il alterne deux narrations. Un chapitre sur deux nous fait suivre l'histoire principale, celle de Pibe dans l'ange de l'abîme (Tome 2) et ici celle de Jemma, alors que l'autre chapitre nous fait suivre différents personnages, citoyens reliés par leur vie, en nous comptant leurs quotidiens.
Le monde vu par Bordage est certes très sombre, mais il éclaire le nôtre en pointant avec une cruelle acuité ce qu'il pourrait devenir si on n'y prend pas garde ! S'il est une chose que l'on peu reprocher à l'auteur, c'est d'ailleurs la violence crue de certaines scènes, que ce soit par le sang ou par le sexe. Mais cette violence n'est après tout qu'un mince reflet de ce qui nous attend peut-être...

La guerre Europe - Islam, toile de fond de l'ange de l'abîme (Tome 2) a ravagé l'Europe et retiré leurs derniers droits aux citoyens, en faveur d'un libéralisme forcené. A l'opposé, L'Inde, La Chine et les USA (dont Israël) ont été épargnés par le conflit et prospèrent. A tel point que l'évangélisme radical venu d'outre-atlantique se propage à grande vitesse en Europe. Car le gouvernement Européen, qui n'a pas fait les efforts nécessaires de reconstruction après-guerre, est dépassé par un étrange phénomène que, faute de réponse, il nie : la disparition massive d'enfants à travers tout son territoire. Du jour au lendemain, des enfants disparaissent sans laisser de trace. Sont-ils enlevés par des groupuscules radicaux ? Sont-ils revendus dans des bordels clandestins, pour assouvir les vices de la classe dirigeante ? Ou bien partent-ils de leur plein gré pour rejoindre la légendaire Armée des Enfants dont l'existence est incertaine ?
L'histoire principale est donc celle de Jemma, Parisienne aisée, mère de famille divorcée qui vit avec insouciance dans une France en ruine, et que la disparition de sa fille, Manon, va pousser à ouvrir les yeux sur elle-même et sur la cruauté du monde. Sa rencontre avec Luc, un journaliste qu'elle va finalement décider de suivre, va l'embarquer dans un voyage à travers l'Europe et une partie du Moyen-Orient à la recherche de sa fille et à la redécouverte d'elle-même.
Plus qu'un simple voyage initiatique, Bordage alterne ce récit avec la narration du quotidien de citoyens européens aux vies très différentes. Ces personnages sont tous reliés les uns aux autres, et chacun des chapitres qui leur sont consacré donne encore un peu plus de profondeur au récit principal.
On pourra reprocher une fin de tome un peu légère, au vu de la noirceur dans laquelle ont baignés les romans, mais il n'y a là pas de quoi gâcher cette magnifique trilogie.
En attendant de lire d'autres livres du même auteur, je vous la recommande donc chaudement !
Par Manu
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